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7 septembre 2026

DPE 2027 : coefficient à 1,7, ce qui change pour les bailleurs

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Votre logement est chauffé à l’électricité ? Son classement DPE pourrait s’améliorer en 2027. Voici comment préparer vos dossiers et vos prochaines locations.

Le coefficient utilisé pour convertir l’électricité en énergie primaire passera de 1,9 à 1,7 au 1er janvier 2027. Ce changement est prévu par l’arrêté du 19 août 2026, publié au Journal officiel du 26 août. Au 7 septembre 2026, date de rédaction de cet article, il s’agit donc d’une mesure adoptée dont l’entrée en vigueur reste à venir.

Pour un propriétaire bailleur ou une agence, l’intérêt est concret : identifier les logements à vérifier, préparer les justificatifs et organiser les décisions avant une relocation. Mais une étiquette potentiellement meilleure ne suffit pas pour annoncer dès aujourd’hui un nouveau classement.

Ce guide concerne les logements d’habitation en France métropolitaine, avec un focus sur la location à titre de résidence principale.

DPE 2026 et DPE 2027 : deux changements à distinguer

La première baisse est déjà intervenue au 1er janvier 2026 : le coefficient de conversion de l’électricité est passé de 2,3 à 1,9. Les diagnostics édités depuis cette date intègrent cette valeur, comme l’explique le ministère de la Transition écologique dans sa présentation de la réforme de 2026.

La seconde baisse prendra effet au 1er janvier 2027. Les nouveaux DPE et audits énergétiques intégreront alors automatiquement le coefficient de 1,7. Le communiqué ministériel du 31 août 2026 annonce également une mise à jour gratuite des diagnostics concernés, via l’ADEME, à compter de cette date.

Dans votre suivi, distinguez donc trois informations : la date du diagnostic initial, l’étiquette actuellement justifiée et l’existence éventuelle d’une attestation. Un fichier simplement nommé « DPE récent » ne permet pas de savoir quelle version a été utilisée pour préparer une annonce.

Que signifie le coefficient électrique de 1,7 ?

Le DPE repose sur une évaluation conventionnelle du logement. Il examine notamment ses équipements et ses caractéristiques thermiques ; il ne se résume pas au montant des factures du dernier occupant. L’étiquette tient compte de la consommation énergétique et des émissions de gaz à effet de serre, comme le rappelle la présentation du DPE par le ministère de l’Économie.

Pour comprendre le changement, prenons un exemple pédagogique limité à la conversion de l’électricité. Supposons que les usages électriques pris en compte représentent 100 kWh d’énergie finale par mètre carré et par an :

  • avec un coefficient de 1,9, leur contribution représente 190 kWh d’énergie primaire ;
  • avec un coefficient de 1,7, elle représente 170 kWh d’énergie primaire ;
  • la baisse de cette contribution calculée est d’environ 10,5 %.

Ce calcul ne prédit ni la lettre du logement ni une économie de 10,5 % sur la facture. Dans l’exemple, les usages restent identiques : c’est leur conversion qui change. Pour un logement utilisant plusieurs énergies, appliquer ce pourcentage à l’ensemble du résultat serait également trompeur.

La bonne question à poser au diagnostiqueur est donc : « Quel sera l’effet sur ce logement, avec ses équipements et ses caractéristiques ? » Conservez sa réponse avec les documents du bien, en distinguant une estimation d’un classement officiellement établi.

Quels logements faut-il vérifier en priorité ?

Les logements recourant à l’électricité pour le chauffage et l’eau chaude constituent un premier groupe à examiner. Selon Service Public, dans son actualité du 1er septembre 2026, certains logements pourront gagner une classe, voire deux dans de rares cas concernant de petits logements. L’amélioration n’est pas systématique ; le changement de coefficient ne doit en revanche dégrader aucune étiquette.

Pour organiser votre travail, commencez par les biens pour lesquels une décision approche : un locataire a annoncé son départ, un bail arrive à échéance ou des travaux sont à l’étude. Leur dossier mérite d’être clarifié avant celui d’un logement pour lequel aucune opération n’est prévue.

Imaginez deux appartements chauffés à l’électricité. Le premier attend une remise en location début 2027 ; le second nécessite déjà une intervention sur un équipement défectueux. Vous pouvez préparer la vérification documentaire du premier tout en poursuivant la résolution du problème du second. Les deux actions répondent à des besoins différents et peuvent avancer en parallèle.

Évitez surtout de promettre à un propriétaire mandant, à un candidat ou à un acquéreur un passage de F à E sur la seule base du mode de chauffage.

Faut-il refaire le DPE ou demander une attestation ?

L’article 3 de l’arrêté du 19 août 2026 prévoit une attestation pour les DPE d’habitation encore valides. Elle remplace l’étiquette et conserve les données du diagnostic initial. L’ADEME la délivre exclusivement sur son observatoire. Sa validité s’arrête à la même date que celle du DPE d’origine : elle ne fait pas repartir une période de dix ans. Sans cette nouvelle attestation, le diagnostic, éventuellement accompagné d’une attestation antérieure, reste valable jusqu’à son échéance.

Un ancien DPE expiré ne peut donc pas être remis en circulation grâce à ce mécanisme. Pour mémoire, les diagnostics réalisés entre le 1er janvier 2018 et le 30 juin 2021 ne sont plus valables depuis le 1er janvier 2025. Les DPE établis depuis le 1er juillet 2021 ont une durée de validité de dix ans, selon la fiche pratique de Service Public.

Voici une organisation simple à préparer :

  1. Retrouvez le rapport complet et son numéro d’identification ADEME.
  2. Vérifiez l’adresse, le logement concerné et la date de fin de validité.
  3. Regroupez les attestations déjà obtenues avec ce rapport.
  4. À partir de janvier 2027, consultez l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME pour obtenir l’attestation correspondant à la réforme, lorsque votre diagnostic est concerné.
  5. Archivez le document obtenu et indiquez clairement quelle étiquette justifie désormais votre dossier.

Si le logement a été transformé ou si le rapport comporte une erreur, faites examiner ce point par un diagnostiqueur. Une mise à jour du coefficient ne décrit pas de nouveaux travaux.

La réforme reporte-t-elle les interdictions de location ?

Le calendrier de décence énergétique reste fixé par l’article 6 de la loi du 6 juillet 1989. Pour la métropole, les niveaux requis sont :

  • depuis le 1er janvier 2025 : classes A à F ;
  • à partir du 1er janvier 2028 : classes A à E ;
  • à partir du 1er janvier 2034 : classes A à D.

Ces exigences concernent les baux signés, renouvelés ou tacitement reconduits aux périodes correspondantes, précise Service Public dans son explication des restrictions de location.

Conséquence pratique : si une nouvelle attestation fait passer un logement de G à F, cela ne répond pas à l’exigence prévue pour 2028. Un passage de F à E répondrait au critère énergétique de cette période, mais il resterait à vérifier les autres conditions de location. Ce sont des scénarios de lecture du calendrier, pas des prévisions de reclassement.

La décence comprend aussi la sécurité, l’aération, l’état des équipements et la protection contre les infiltrations. Une meilleure lettre ne règle pas ces problèmes, détaillés dans la fiche officielle sur le logement décent.

Comment préparer une relocation sans incohérence documentaire ?

Prévoyez une vérification du dossier avant toute nouvelle diffusion. Les annonces doivent notamment présenter les classes énergie et climat ainsi que l’estimation des dépenses énergétiques annuelles pour un usage standard. Pour les classes F et G, une mention spécifique de consommation énergétique excessive est requise. Les obligations d’affichage sont détaillées par le ministère de l’Économie.

En pratique, ouvrez côte à côte le justificatif retenu, la fiche du bien et le texte de l’annonce. Contrôlez les valeurs une à une. Si plusieurs personnes interviennent, désignez celle qui valide la version finale et notez la date de cette vérification. Cela évite qu’une ancienne description soit réutilisée depuis un précédent mandat ou un brouillon.

Gardez également une copie des documents transmis au locataire. Lorsque le dossier est mis à jour, conservez un historique lisible : rapport initial, attestations et document utilisé pour la location. Le dossier de diagnostic technique, auquel le DPE appartient, accompagne le contrat de location selon les règles présentées par le ministère de la Transition écologique.

Votre liste d’actions avant janvier 2027

Pour un bailleur gérant plusieurs biens ou une agence, une revue courte par logement est plus utile qu’une estimation générale du nombre de classes à gagner.

  • Identifier : adresse, lot, chauffage, eau chaude et personne responsable du dossier.
  • Documenter : numéro du DPE, date, échéance, classement justifié et attestations disponibles.
  • Planifier : prochaine relocation, renouvellement du bail, travaux envisagés et date de contrôle du dossier.
  • Décider : attestation à récupérer, diagnostic à commander ou question à transmettre au professionnel.

Ajoutez une colonne « prochaine action » et attribuez chaque action à une personne. Pour un dossier incomplet, écrivez par exemple « demander le rapport intégral au propriétaire » plutôt que « DPE à voir ». Pour un diagnostic valide, choisissez « vérifier la disponibilité de l’attestation en janvier ». Chaque ligne devient ainsi une tâche précise.

Réservez aussi un moment pour relire les projets de travaux déjà chiffrés. Demandez au professionnel de distinguer l’effet du changement de calcul et celui des interventions proposées. Cette comparaison vous aidera à discuter du confort recherché, du budget et du calendrier, sans confondre une modification administrative avec une amélioration matérielle du logement.

Questions fréquentes sur le DPE 2027

Puis-je utiliser le coefficient de 1,7 dès septembre 2026 ?

Non. L’entrée en vigueur est fixée au 1er janvier 2027 par l’arrêté publié sur Légifrance. D’ici là, préparez le dossier sans présenter un classement anticipé comme acquis.

L’attestation nécessitera-t-elle une nouvelle visite payante ?

La mise à jour liée au coefficient est annoncée gratuite, sans nouvelle visite, pour les diagnostics concernés. C’est ce qu’indique le communiqué du ministère du 31 août 2026. Une autre prestation, par exemple un nouveau diagnostic après travaux, doit être distinguée de cette démarche.

Mon logement électrique sortira-t-il forcément de F ou G ?

Non. Service Public précise que le gain de classe n’est pas automatique. Attendez le résultat propre au logement avant de modifier votre stratégie de location ou votre annonce.

Une meilleure étiquette permet-elle de fixer librement un nouveau loyer ?

Elle ne suffit pas à elle seule. La fixation du loyer dépend aussi de la localisation, de la situation du bail et des règles d’encadrement applicables. L’ANIL détaille ces différents cas. Faites vérifier le montant envisagé avant de l’intégrer à votre prévision de rentabilité.

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La réforme sera plus facile à traiter si chaque document se trouve au bon endroit. Avec Cleemo, centralisez vos documents locatifs, suivez vos biens et retrouvez l’historique des demandes de maintenance. Vous pouvez organiser vos vérifications autour d’un dossier accessible plutôt que de rechercher les pièces au dernier moment.

Pour préparer la prochaine entrée du locataire, découvrez aussi notre guide sur les avantages de l’état des lieux numérique.

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L'equipe Cleemo
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Ce blog est édité par Cleemo. À lire aussi : le logiciel immobilier pour agences, ce qu’est un agent IA immobilier, et où en est le logiciel syndic de copropriété.